Politique belge

La baisse de la TVA sur l'électricité, de 21% à 6%, est une mesure "fondamentale pour augmenter le pouvoir d'achat des citoyens", a estimé mercredi matin le secrétaire d'Etat à l'Energie et aux Réformes institutionnelles, Melchior Wathelet, invité politique de Bel RTL à 07h50. "Oui, ça va coûter, mais c'est un investissement", a-t-il répondu aux estimations des experts qui chiffrent à 400 millions d'euros par an le coût de cette réduction de la TVA pour le gouvernement fédéral. "Mais donnez-moi une mesure de relance qui ne coûte pas ! Il faut regarder le rapport coûts/bénéfices. Par euro investi dans l'économie, c'est la mesure qui crée le plus d'emploi."

La mesure devait être discutée mercredi matin en comité de concertation, comme celle, proposée par le CD&V, d'instaurer des zones franches. "On peut baisser les charges pour relancer l'emploi dans des zones très touchées, comme le long du canal à Bruxelles, à Liège et dans le Hainaut et dans le Limbourg. Il faudra instaurer des zones franches dans les trois Régions pour que ça passe", a estimé le secrétaire d'Etat.

Les discussions sur les mesures de relance pourraient aboutir à un accord "ce matin ou dans les prochains jours, je n'en sais rien". Le CD&V n'est pas favorable à une réduction de la TVA sur l'électricité. Le mois passé, le président des socialistes francophones, Paul Magnette, avait appelé les autres partis à ne pas faire de cette mesure "un totem" autour duquel partisans et adversaires se déchireraient.